Inspiré par le parcours de la photoreporter Camille Lepage, morte à 26 ans, Le Dernier Cèdre du Liban explore le destin de celles et ceux qui risquent tout pour témoigner du monde. Leur altruisme. Leur part d’ombre aussi.
Eva, très intelligente mais surtout très en colère, est une jeune pensionnaire d’un foyer pour mineurs. Abandonnée à la naissance, elle ne connaît rien de ses parents. Pourtant, ce jour-là, convoquée chez le notaire, elle reçoit son héritage : des dizaines de micro-cassettes et un dictaphone. À travers la voix enregistrée de sa mère Anna – reporter de guerre disparue – Eva découvre peu à peu le récit d’une vie hors norme, traversée par des événements qui ont bouleversé l’Histoire : le Liban en flammes, le discours d’Arafat à l’ONU ou encore la chute du mur de Berlin. Eva plonge alors dans toute une décennie de journalisme pour découvrir sa Grande Histoire à elle.
Aïda Asgharzadeh – autrice déjà multi-récompensée, notamment aux Molières – livre ici une pièce bouleversante, au carrefour entre la filiation, la mémoire et la transmission. Entre colère et tendresse, Le Dernier Cèdre du Liban interroge ce que l’on transmet vraiment : des objets, des souvenirs… ou des mots gravés au milieu du chaos.
3 nominations aux Molières 2026 : Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour Magali Genoud, Molière de la Révélation féminine pour Maëlis Adalle, Molière du Comédien dans un second rôle pour Azeddine Benamara