Elles sont toutes là, rassemblées autour de Simone de Beauvoir et de Gisèle Halimi. Nous sommes le 5 novembre 1971. En une du « Nouvel Observateur » s’affichent les noms des 343 femmes, célèbres ou anonymes, qui ont eu le courage de déclarer : « Je me suis fait avorter. » Ce n’est que le début d’un soulèvement qui marquera à jamais la société française.
Été 1971 : Marie-Claire, 16 ans, tombe enceinte. Bien que cela constitue un crime puni par la loi, elle ne veut pas garder l’enfant. Solidaire, sa mère, Michèle, puis Lucette, Renée et Micheline mettent tout en œuvre pour l’aider. Mais l’avortement clandestin tourne mal… Automne 1972 : toutes les femmes se retrouvent inculpées. Une certaine avocate, Maître Gisèle Halimi, orchestrera ce procès, le procès de Bobigny. Leur courage a écrit la suite de l’Histoire.
À travers une mise en scène immersive et un récit choral, le spectacle mêle émotion intime et dimension historique. Véritable fresque aux allures ciné-matographiques, la pièce rend hommage au courage de celles qui ont fait évoluer la société tout en rappelant l’actualité persistante des combats pour le droit de disposer de son corps.
4 nominations aux Molières 2026 : Molière du Théâtre privé, Molière de la Comédienne dans un spectacle de théâtre privé pour Clotilde Daniault, Molière de la Comédienne dans un second rôle pour Jeanne Arènes, Molière de l’Auteur/trice francophone vivant/e pour Barbara Lamballais et Karina Testa
Molière 2026, 3 prix remportés : meilleure actrice dans un second rôle, meilleur auteur ou autrice francophone, meilleur spectacle de théâtre privé.